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Capillaire: la période de transition en Bio, une vraie difficulté ?

Capillaire: la période de transition en Bio, une vraie difficulté ?

23 mai 20164Commentaires
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Devenus routine courante, les soins capillaires se diversifient désormais jusqu’à l’ultra-segmentation. On ne se contente plus de laver ses cheveux, on attend également que les produits les rendent doux, brillants, faciles à coiffer où encore qu’ils résolvent des problématiques propres à chacun : type de cheveux, couleur particulière, tendance à sécher ou à graisser… et bien d’autres.

Les années 2000 ont été l’apogée des soins aux silicones. On en retrouve désormais aussi bien dans les shampooings que dans les soins capillaires, et sont devenus incontournables (avec les polyquaterniums) du fait de leur habileté à donner une belle apparence aux cheveux (du point de vue de la brillance, du démêlage ou de la douceur) … et bien sûr de leur bas coût pour les producteurs.
Seulement voilà, cette apparence reste artificielle. Le premier constat concernant les silicones est que ceux-ci gainent et recouvrent les cheveux, les étouffant par la même occasion sous une couche impénétrable… Si bien qu’on peut légitimement penser que, sous cette couche artificielle, le véritable aspect du cheveu est masqué.

Or la volonté d’un retour à des soins plus naturels se précise de plus en  plus auprès des consommateurs : d’abord cheval de bataille des  afficionados du Bio, cette tendance prend petit à petit ses marques dans  les salles de bains du grand public. Le problème majeur alors rencontré  tient beaucoup au fait que l’on ne sait plus à quoi ressemble un cheveu  sans silicones… et donc qu’opérer une transition vers des soins naturels  se fait parfois difficilement.
Entre qualité intrinsèque de la formule ou simple modification des  habitudes, le consommateur fait parfois le malheureux amalgame du « bon » et du « mauvais » produit : la faute à un manque évident d’informations disponibles sur le sujet de la transition.

Anatomie du cheveu

Le cheveu est constitué majoritairement de kératine (protéine fibreuse et riche en acide aminés soufrés) organisée en hélice, et il se compose de deux éléments:
D’une part la tige, qui correspond à la partie visible (qui est la partie « inactive » du cheveu). Elle est elle-même composée de trois couches:
• la moelle, au centre, composée de protéines mais sans rôle particulier ;
• le cortex, partie la plus épaisse, dont les cellules produisent la mélanine responsable de la pigmentation du cheveu et de ses propriétés mécaniques (solidité, élasticité…)
• la cuticule, couche la plus externe, dont les cellules sont disposées en écailles imbriquées comme les tuiles d’un toit : celles-ci assurent la protection, l’étanchéité, la douceur et la brillance du cheveu.
D’autre part le bulbe, implanté dans le derme : c’est la partie invisible qui assure la production et la pousse du cheveu. Les cellules qui le composent se chargent en kératine et migrent vers la surface de la peau pour former le cheveu.
Bien sûr le cheveu a une interaction avec le cuir chevelu puisque, dans le derme à côté du bulbe, on trouve une glande sébacée qui sécrète du sébum dont la fonction est de lubrifier naturellement le cheveu.

Schéma-1

 

Sous ses écailles le cheveu est poreux, ce qui signifie qu’il est sensible aux produits avec lesquels il est en contact, surtout si les écailles ne sont pas bien fermées. On considère qu’un cheveu peut (en moyenne – cela varie selon les personnes) absorber 35% de son volume. C’est un avantage lorsque l’on veut hydrater ou nourrir en profondeur les cheveux à l’aide d’ingrédients adaptés, mais un inconvénient lorsque l’on utilise des produits potentiellement néfastes.

Schéma-2

 

La vie du cheveu se décompose en 3 étapes dont la phase de croissance qui est de loin la plus longue : celle-ci dure de 2 à 6 ans à raison d’environ d’1mm tous les 3 jours (varie selon beaucoup de facteurs différents). Potentiellement, chaque cheveu peut donc accumuler, couche après couche, l’équivalent de 6 ans de silicones : un point important à considérer lorsqu’on souhaite « purger » ses cheveux lors de la transition vers les produits naturels, et qui permet également de mesurer à quel point un cheveu peut souffrir de l’usage quotidien de ce type de produits.

Les usages à risque

D’une manière générale, les traitements synthétiques (colorations, permanentes), la pollution, le calcaire et la chaleur ne sont pas bons pour le cheveu.

Photo-2Selon l’usage du consommateur, les shampooings peuvent être agressifs  pour le cuir chevelu. Les causes de cette agressivité varient, et peuvent  provenir de tensioactifs utilisés pour la base moussante comme  d’ingrédients actifs mal supportés par la peau. Première conséquence : la  stimulation de sébum par les glandes sébacées, réflexe défensif de  l’organisme pour le cuir chevelu.
Cet excès de sébum est à l’origine des cheveux gras et lourds… et fixe les  salissures.

Autre usage à risque : les lavages trop fréquents. Cette sollicitation trop rapide du cuir chevelu ne laisse pas le temps au film lipidique protecteur de se reformer et les cheveux deviennent secs.
Lavage après lavage, cette sécheresse provoque une désolidarisation des écailles, rendant le cheveu cassant et fourchu.

De même les modifications de structure à l’aide d’instruments tels que les fers à lisser ou à friser sont un risque supplémentaire. En effet l’action de la chaleur aide à détériorer, temporairement, les liaisons entre les écailles… or celles-ci sont à la base de la structure du cheveu.
Des actions répétées peuvent altérer le cheveu et les rendre secs ou cassants.

Prédispositions génétiques obligent, certaines personnes peuvent avoir les cheveux fins… et donc plus fragiles ou plus sensibles que la moyenne vis-à-vis des produits auxquels ils sont exposés. Le risque pour ces cheveux (outre les précédents déjà abordés) est celui de l’usage de soins chargés en silicones ou trop riches : ceux-ci vont alourdir les cheveux, provoquant par conséquent un manque de volume.

On ne parlera pas ici des pellicules qui sont plutôt un problème de peau, même si l’usage de produits capillaires irritants peut déclencher leur formation.

Ce qu’il se passe pendant une transition en Bio

Lorsqu’on réalise une période de transition, cette démarche retire peu à peu les couches successives de silicones, et le consommateur observe le véritable état du cheveu : secs, cassants ou ternes… la transition prenant un certain temps pour que le cheveu retrouve sa vitalité, on peut penser que l’usage de produits naturels n’apporte rien de bon au cheveu.
Or l’état observé pendant une transition n’est pas dû à l’utilisation de produits plus sains mais bien à une utilisation prolongée de produits qui ont « camouflé » sans réparer. En réalité il faut quelques semaines à quelques mois de soins avec des produits naturels avant de voir des résultats positifs et c’est tout à fait normal. Dans certains cas il peut même être nécessaire de passer par une coupe car les cheveux sont trop abîmés : car si le passage au naturel est un choix plus sain pour les cheveux, il ne fait pas non plus des miracles…
Autre frein habituellement rencontré au moment du passage en bio : la moindre abondance de la mousse. Dans les produits conventionnels les tensioactifs sulfatés sont légion : ce sont ceux qui, à l’usage, permettent la formation d’une grande quantité de mousse. Mousse qui symbolise dans l’imaginaire collectif une preuve de l’efficacité du nettoyage : « plus il y a de mousse, plus mon shampooing lave »… même si c’est faux ! Le problème est que cette abondance de mousse, ajoutée au potentiel irritant de ces tensioactifs, sensibilise le cuir chevelu. Et comme on l’a vu plus tôt, par réflexe défensif celui-ci aura naturellement tendance à regraisser plus rapidement. Et donc l’utilisateur augmentera la fréquence de ses shampooings. Ce qui aura pour conséquence d’irriter de plus en plus le cuir chevelu… Bref, c’est sans fin.

Les bons gestes

Pour des cheveux en bonne santé, il faut en prendre soin à la racine et leur fournir les nutriments nécessaires. Cela passe par l’alimentation et les soins externes bien sûr, mais parfois de simples gestes peuvent aider à retrouver une vitalité naturelle : par exemple masser le cuir chevelu permet de stimuler l’afflux sanguin dans le bulbe… et d’augmenter la pousse.
Photo-3Au début de la transition, il est nécessaire de conserver des produits avec  tensio-actifs -pour ce qui concerne le lavage. Côté produits de soins il est  plutôt recommandé d’utiliser des produits respectant au maximum le cuir  chevelu et le cheveu… et ayant tendance à resserrer les écailles plutôt qu’à  les ouvrir (acides ou huileux), c’est la base d’un bon soin au naturel. Il  faut parfois tester plusieurs produits avant de trouver le produit adapté à  son type de cheveux et à ses besoins réel.

 

Qu’est-ce qu’une bonne routine capillaire de transition ?

• Si besoin, faire un masque avant shampooing (riche en huiles et agents hydratants) ou un bain d’huiles végétales (type huile de Coco) sur les longueurs et le laisser poser 30 min à plusieurs heures selon le besoin des cheveux. Pour cela, utiliser du cellophane ou une serviette chaude pour ouvrir les écailles du cheveu et permettre une meilleure absorption des actifs.
• Laver les cheveux avec un shampooing composé de tensio-actifs doux et non irritants (exit les sulfates !). En cas de besoin faire deux shampoings : le premier enlèvera votre soin et le deuxième lavera les cheveux en éliminant les impuretés et peaux mortes du cuir chevelu.
• Utiliser un après-shampooing ou un soin démêlant (sans silicones ni quats) pour aider au démêlage des cheveux. Si les écailles sont ouvertes, elles ne renvoient plus la lumière et les cheveux ont donc un aspect terne : pour donner de la brillance il faut resserrer les écailles. Et pour cela rien de plus simple : il suffit de terminer le rinçage des cheveux avec de l’eau froide. Le petit « plus » efficace : utiliser un produit naturel acide (jus de citron ou vinaigre) !
• Pour sécher les cheveux les tamponner avec une serviette (ne jamais les frictionner car cela les abime et peut créer de l’électricité statique).
• Démêler les cheveux avec un peigne à grosses dents ou une brosse douce à poils pour répartir le sébum sur les longueurs (pas de brosse avec picots plastiques).
• De préférence laisser sécher à l’air libre, sinon utiliser un sèche-cheveux avec un minimum de souffle et idéalement de l’air froid

Les fréquences de soin

• Masque de soin : en fonction du besoin des cheveux, sinon un masque par semaine est suffisant
• Shampooing « doux » (pour un usage habituel non traitant) : peut être utilisé tous les 2 jours. Plus on espace les shampooings, moins les cheveux auront tendance à regraisser.
• Après-shampooing : idéalement à faire après chaque shampooing.

Deux bons exemples de produits à privilégier : la gamme Propolia®

Propolia travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’une gamme naturelle pour le soin des cheveux, et a accompagné cette formulation en Bio d’un choix drastique en matière d’éléments.
Ainsi pour son shampooing au miel, la marque a choisi l’usage de tensioactifs doux, s’affranchissant des risques liés à l’usage des SLS et ALS pour se concentrer sur une base à la mousse certes moins abondante mais onctueuse. Côté ingrédients actifs le miel et la moelle de bambou donnent à ce produit une efficacité douce, plébiscitée par les blogs et les clients Propolia®.
Côté soins les utilisateurs ne sont pas en reste, puisque le masque nourrissant se dote d’une formulation riche en huiles végétales, en karité et en miel… mais aussi et surtout en Propolis, ce produit de la ruche aux propriétés réparatrices.

Photo-4Mais avant même de se pencher sur les soins, une bonne routine au  naturel doit évidemment prendre en compte les problématiques liées à  l’alimentation.
Car un soin du cheveu reste appliqué sur une matière « morte » ! Or toute  la vitalité et la force de celui-ci provient de son bulbe, qui puise ses  ressources dans les nutriments apportés… par une bonne hygiène de vie.

Nicolas HERNANDEZ

laboratoire Propolia

www.propolia.com

Note du rédacteur

Les produits cités dans cet article sont donnés à titre d’exemple et ne constituent pas une liste exhaustive de l’offre régionale Sud de France

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